4th of July


Sur MTV NEWS un présentateur afro-américain, l’air affecté, regrette la mort du roi de la soupe. Il évoque Jackson comme quelqu’un ayant réussi à abolir le conflit blanc/black aux States.
Pourtant, Michael, avec ses mutations successives, personnifie à lui seul l’échec de cette théorie.
A vouloir effacer sa négritude et ses phénotypes accusateurs, le King of Pop n’est pas devenu un hybride, un lien entre les races, mais un noir toujours plus honteux de lui-même.

C’est encore la guerre en Amérique, ni Obama, ni Oprah, ne pourront détruire le socle racialiste et raciste sur lequel la société américaine repose. Même les plus naïfs d’entre nous, ne croient pas éternellement à l’arnaque publicitaire, où les USA deviennent comme par enchantement une nation débarrassée de ses clivages raciaux.

La société blanche projette à la fois tous ses phantasmes (sexe) et ses peurs (délinquance) sur l’objet « noir ». Objet, car en réalité le noir est au mieux acclamé que comme bouffon (humoristes) ou comme canasson (sportif). C’est le bon nègre, celui sur qui le blanc peut compter pour faire fructifier son capital. Il est loin le temps des plantations, mais le crack et la prison perpétuent la belle tradition esclavagiste.

Toute la bêtise de certains blacks ricains est de reproduire le show qu’on leur assigne de jouer et dépasser les exigences du maitre.
Ainsi on retrouve ces rappeurs-entrepreneurs, vantant la possession de la marchandise comme le summum d’une vie. Voitures surdimensionnées, textiles bariolés, bijoux kitsch, baraques de ouf, bimbos à dispo, le bonheur selon MTV, tiens on y revient.

L’hypocrisie tient en trois lettres.

PS : Le rappeur devenu entrepreneur « n’envisage jamais une autre organisation sociale et ne souhaites qu’accRead moreéder à une place dominante dans celle-ci ». (Michel Bounan, l’art de Céline et son temps », Allia 2004).

En d’autres termes et en me répétant, la portée revendicative du Rap se change en caricature du dealer ou du pimp, figures de ce que l’on peut nommer un capitalisme de l’impatience (Tout, tout de suite).

L’exemple pitoyable mais bien français c’est celui de Booba qui, après Lunatic et leurs textes « contestataires », choisit le rôle du clown-gangster.

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