Un homme, un cocktail, un magasin.


Un homme, jeune.
Un cocktail dans la main, un cocktail molotov.
Un magasin devant lui, une vitrine, point de vente parmi d’autres.

C’est une franchise, Paris est rempli(e) de franchise.
Le jeune homme aussi est (r)empli de franchise.
Son acte, pas très bien réfléchi mais décidé.

Une femme, jeune.
Une jeune femme, un pavé dans la main, bien décidée elle aussi.
Bien décidée à balancer le paver contre la vitre et écouter le bruit presque sourd du choc et voir le verre devenir blanc, devenir blême.
Et voir le pavé retomber sur la chaussée, et finir le « travail » avec l’aide d’autres anonymes.

Ces anonymes, ces inconnus, donnent des coups de pied sur la vitrine, afin que celle-ci puisse enfin communiquer avec la rue.

Un homme, un cocktail, un magasin en feu.
Le boutiquier n’est pas parisien, il est partout (rappelez-vous « je suis partout »).
La boutique n’est pas détruite par les flammes, elle en est libérée.

Elle n’offre plus matière à vendre de la marchandise, mais a en exposer l’inutilité.
Les décorations de noël ne servent plus à appâter le client, elles se font combustibles.

Puis les condés, les forces de l’Ordre, les gardiens de la Paix(sociale), les flics, les porcs, les policiers finissent par arriver, toujours prompts à défendre la propriété privée.

Mais les jeunes gens se sont séparés, s’en sont allés, et continuerons vers d’autres lieux, à déconstruire le faux pour construire leur vie.

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