Révolutions Autonomes


Plutôt que de croire en cette idée que plus grand sera le mouvement, plus fort sera son impact, il est peut-être préférable de partir des petites entités révolutionnaires. Ces dernières peuvent être circonscrites au niveau de la conscience de l’individu puis de ses conséquences pratiques, de celle de la bande ou de la troupe, d’un conseil ouvrier ou d’un quartier en particulier, etc.

Le but n’étant pas de vouloir fédérer a tout prix ces zones fluctuantes de la contestation mais d’observer une certaine tolérance à l’égard de leur développement autonome. (cg. les TAZ ou Zones Autonomes Temporaires : http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html)

Car QUI est, en définitif, l’ennemi du changement ? Le spectacle médiatique, sachant si bien déformer la réalité ? L’État, avec sa police, ses outils de contrôle et de recensement ? Les partis dits « politiques’ et les syndicats ? Les organisations et organismes de soutien et d’assistance socio-humanitaire ? La religion ?

Au-delà de ces quelques exemples on peut légitiment penser qu’il vaut sans doute mieux refuser l’attroupement, lieu dans dans lequel la sensation confortable d’une unité annule les potentialités qu’offre la diversité.

Enfin, il faut savoir que plus l’on dépend d’une entité – et donc d’un certain consensus – , plus les forces d’inertie seront importantes. Et plus grande sera la taille de l’entité, plus importante sera sa visibilité. Dès lors la domestication peut s’exercer sans peine et restreindre de manière vitale la liberté d’agir, de circuler, et de parler…

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