Internet, Wifi : promesses non tenues.


A la base, après que l’armée ait abandonné l’idée d’en faire un outil de communication, Internet devait servir de plate-forme d’échange, de diffusion non-centralisée, non-hiérarchisée et non-institutionnalisée des savoirs. Une idée avant-gardiste et libertaire de la communication humaine.
L’idée sans doute un peu naïve, en définitive, qu’il pourrait y avoir une sorte de monde parallèle affranchi du système de production capitaliste et de ses logiques marchandes.

Car l’omniprésence de la publicité, vaste offre de vente à distance, jeux d’argent etc… Internet rejoue à l’identique l’exploitation commerciale et policière des individus. Il est devenu le terrain de jeu des gens du marketing et de la surveillance : vous y laissez des traces et exposez vos vies au contrôle, vous coyez y venir pour « flâner » et déja vous vous exposez à la captation publicitaire du Marché (je paraphrase et adapte assez honteusement Walter Benjamin in « Paris, Capitale du XIXème).

Quant au Wifi, d’abord annoncé comme la possibilité de surfer partout et tout le temps en piochant de la bande passante radiodiffusée chez le voisin, il se trouve que le voisin s’est finalement empressé de « protéger » sa connexion par un mot de passe/clé, exact reflet du cadenas garantissant le respect de la propriété privée dans le monde réel.

Conclusion : ne nous dépêchons pas à définir le nouveau comme prometteur alors qu’il finit le plus souvent comme promoteur. En ce sens, la dimension parasitaire du capitalisme n’a pas fini de nous horrifier dans sa capacité à convertir la liberté en spectacle (Debord).

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