Le terrain vague de l’âme


Le terrain vague, voilà notre zone de résidence mentale. Aux allures de steppe urbaine, nous pensons au vide dont est fait le plein du dehors : la ville est pleine de lumières, de bâtiments et de gens, du capital mais elle est vide de vie. Je m’amuse à remarquer ce vide dans mes yeux et dans vos yeux, quand nous rentrons chez nous. Chez ce chez-soi confortable et conforme à l’aliénation discrète dont est victime notre présent. Tout est joliment agencé dans ce monde calmement violent, dissuadant de penser, de penser mieux.

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