Summer in Winter 08′ : Bali, Indonesia


Roissy-CDG nuit blanche
Réveil au-dessus de Kaboul, l’Iraq en guerre et les films à la demande de cette compagnie malaysienne qui réchauffe le climat.
Kuala Lumpur, l’aéroport pue la globalisation. StarBucks, Burger King et Versace, D&G, Apple.
Un vol pour Bali, 3h après : Denpasar, puis Kuta. Les touristes Russes, Australiens et Japonais. Trop de devises.
J’ai honte d’être Français, Européen, colon.
Je vois ce gros porc Australien enlacer sa proie, une petite prostituée qui fait même pas la motié de sa corpulence, tel un prédateur. Ses dollars le rende séduisant et puissant. De l’autre côté de la ville, une femme occidentale est avec un gigolo, et voilà l’absurdité des blancs : ils vont chacun exploiter la sexualité locale et vénale, alors qu’ils pourraient être ensemble, faire ça pour rien.
Les rues de kuta sont désertes, la moto file à vive allure. Quelques supérettes restent ouvertes, leurs néons blancs et la lumière blanche est laiteuse, elle coule dans la sombre et mystérieuse atmosphère.
Ubud, un lendemain pluvieux. Des singes, des macaques à longue queue qui me piquent mon paquet de chips. Les rizières vertes et détrempées, gorgées d’une eau terreuse. Un théâtre mystique, une séance de massage avec la pluie, une averse. La ville semble paisible, notre chambre d’hôte se trouve dans un sanctuaire hindouiste : odeur de fleurs, d’encens, de bois humide et d’herbe coupée.
Un bateau qui s’éloigne de la côte et des oreo’s au beurre de cacahouète, mondialisation oblige. J’emmerde Kraft foods mais pas ses biscuits, drôle de paradoxe.
La mer est calme, un peu de jet ski et de bouée tirée par un speedboat local. Sur l’ile de Lembongan, j’apprends à être un touriste comme les autres. Halte consumériste, visite du village, halte consumériste. Une saut dans le vide, et plouf. Une sieste sur une plate-forme flottante et inconfortable : une heure.
Une blessure au pied, certaines zones de ma peau victimes de coups de soleil traitres et douloureux.
Le lendemain, la plage est belle, la mer est calme, entourée d’un récife qui parait loin.
Massages, messages, mes sages pensées vont pour elle.
Looking so fresh, thin, elegant shapes and sea shore smell. I couldn’t resist. Sun shines and burns my skin without any anger. Violins from country side of America. Planet Earth is slowly dying and war is useless. Military madness and polluted soils. World is trashy, beautiful and badly damaged.

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