BCN


Barcelona n’est pas l’España, c’est en Catalunya. Les rues du centre, du Raval ou du Barri Gotic

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, l’urine éthylique a remplacé le sang de la Révolution. L’Eixample, un peu plus au nord, montre un autre visage, celui d’une ville bourgeoise, élégante, sage. La réalité de la guerre est tout autre, Barcelone est anarchiste.

Le métro est climatisé, les enseignes mondiales sont partout, mais la ville garde les traces, comme en surimpression, des combats et des barricades. Du POUM, de la CNT et de la FAI. Dans les interstices du tourisme de masse, se découpe des souvenirs de révolte.

Et les hommes en vert, avec leurs jets d’eau censés laver la ville n’y feront rien. La ville est marquée, elle se remémore. Ce ne sont pas les politiques urbanistiques post-JO qui pourront détruire le rouge et le noir de 1936-37.

Flaques humides, bip-bip provenant d’une supérette, linge aux fenêtres, grandes avenues.

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